Le livre comme moyen d’expression

La rédaction (See all)

Mercredi 19 février, la Fondation Jean Jaurès organisait un débat pour la sortie du livre Les tabous du foot, en compagnie de l’auteur et économiste Pierre Rondeau et de la journaliste Nathalie Iannetta. Ce débat autour des sujets peu traités peu dans le football, a mis en lumière de véritables problèmes de sociétés.

 

Dès l’entame du débat à la Fondation Jean Jaurès, une personne prend la parole : « Il y a une chose dont on ne parle jamais, c’est le racisme. Je trouve cela intolérable. » L’auteur du livre Les Tabous dans le foot, Pierre Rondeau, répond immédiatement qu’il a construit ce livre pour justement en parler et déconstruire tous ces clichés. Il ajoute même « être raciste est une imbécillité totale. C’est le seul tabou que je ne m’explique pas ». Si l’on en parle peu, j’entends par là qu’il y a peu d’études scientifiques ou de livres du le sujet, Nicolas Vilas avait déjà fait paraître Le racisme dans le foot, une enquête autour de ce sujet. « Les joueurs subissent le racisme et se taisent. […] On ne peut plus dire ‘’on n’entend plus’’ » s’exclame alors Nathalie Iannetta, également présente à la conférence. Les langues commencent à se délier, même si l’éradication de ce fléau n’est pas pour demain.

Parler du racisme dans le football permet également d’évoquer un autre problème, une nouvelle fois mis en avant par la journaliste qui s’interroge : « Pourquoi tous ceux qui dirigent sont des hommes blancs ? » Il n’y a qu’une femme à la tête des différentes fédérations française : Isabelle Spennato-Lamour, qui dirige la Fédération Française d’Escrime. Un problème déjà mis en avant par Béatrice Barbusse dans son livre Du sexisme dans le sport. Pierre Rondeau et Nathalie Iannetta sont d’accord : le mouvement MeToo va certainement améliorer la vision du sport féminin, surtout dans une année de Coupe du Monde de foot féminin en France. Les langues commencent à se délier, même si l’évolution des mentalités n’est pas pour demain.

Parler des femmes entraîne naturellement le débat sur une autre question, celle de l’homosexualité. « On suppose que les femmes dans le sport sont toutes homos. C’est un truc qui s’est installé d’on ne sait où… » Le livre de Pierre Rondeau parlant du football masculin, ce n’est pas quelque chose qu’il a étudié. En revanche, il enchaîne rapidement : « Traiter un joueur de pédé, c’est normal […] On a banalisé le racisme et l’homophobie. » Un sondage Ipsos d’avril 2018 indique qu’encore 15% des français juge l’homosexualité inacceptable. 42% d’hommes affirment même proférer des insultes homophobes durant une rencontre. Rapidement, la majeure partie des gens présents lors du débat tombent d’accord : il faut parler. Les langues commencent à se délier, et la jeunesse actuelle permettra de faire évoluer ces mentalités.

Alors écrivez des livres. On veut s’offusquer devant vos histoires. On veut aimer vos aventures. On veut que le sport ne soit pas qu’un simple reflet de la société, mais une avant-garde.

Les langues commencent à se délier. Alors, continuons.

 

 

 

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