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Bad boys du foot (2e édition) [CRITIQUE]

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Bad boys du foot (2e édition) [CRITIQUE] Bad boys du foot (2e édition)
Jean-Philippe Bouchard
Solar
221

Les portraits des 50 (pires) bad boys de l'histoire du foot.

Que serait le football sans les bad boys ? Un récital bien organisé qui ne déraperait jamais, un sport où le VAR n'aurait jamais eu sa place, un échange de politesses entre 22 gentlemen...
Mais quand George Best, Zlatan Ibrahimovic, Mario Balotelli, Roy Keane ou Éric Cantona entrent en scène, c'est une autre affaire. Les supporters retiennent leur souffle, les stades frissonnent, les adversaires paniquent : en bien ou en mal, il va se passer quelque chose. Qu'on les adore ou qu'on les déteste, les bad boys ne laissent jamais indifférent.
Nés en Angleterre, dont c'est la spécialité, classés en trois grande catégories (Les génies incontrôlables ; Les rois de la provoc' ; Les vrais méchants), ces bad boys donnent du sel au jeu. Par leurs coups imprévisibles, leur inébranlable confiance en soi, leur caractère entier et leur amour du jeu, ils rendent le football encore plus alléchant.
Imperméables à la critique, cœurs d'artichaut, souvent amoureux d'une bouteille, les bad boys n'en sont que plus attachants. Ce livre, richement illustré par l'extraordinaire fonds photo de L'Équipe et regorgeant d'anecdotes, vous les présente un par un, à travers les âges et les cinq continents.

Critique

Bad boys, bad boys

Whatcha gonna do, whatcha gonna do

When they come for you ?

 

On aime les détester. Sans eux, admettons-le, le jeu serait nettement moins fun. Adeptes du découpage, des petits coups dans la cheville ou dans le genou, du tacle en retard mais pas trop car dans l’action, et, parfois, du pétage de plomb, ces bad boys du football font partie du jeu. Une nouvelle collaboration entre L’Équipe et Solar vient nous en apprendre plus sur 44 Bad Boys de l’histoire.

Comme tout livre de ce genre, c’est à dire une sélection de portraits ou de matchs, la liste définitive relève d’une forte part de subjectivité. Ici, l’auteur annonce clairement la couleur dès l’introduction : celle-ci a été établie par la « mauvaise foi » et l’ « empathie » qu’il peut avoir pour eux. Ici, difficile de venir contredire cette liste, qui est pleinement justifiée de A à Z.

Ces joueurs ont été classés en 3 catégories : les génies incontrôlables, les rois de la provoc’ et les vrais méchants.

Mais qu’en est-il du fond ? Il s’agit de brefs portraits, comprenant un bref récapitulatif du palmarès du joueur, puis une mise en avant des déboires de celui-ci. En 4 pages – 6 pour les plus longues, Cantona et Maradona -, l’auteur nous résume l’ombre et la lumière. Les portraits sont brefs, mais plutôt tendres, si ce n’est un brin élogieux à certains égards. On sent un regard admiratif de l’auteur envers ces Bad Boys.

L’intérêt footballistique est ici limité, puisqu’on s’intéresse finalement peu au jeu en lui-même et plutôt à ses à-côtés. Néanmoins, c’est un jeu amusant que d’essayer d’établir sa propre liste. Les amateurs auront matière à discuter. Ce n’est pas un livre qui sortira du lot, mais fonctionne très bien. Propre, concis et clair, l’ouvrage fait preuve d’efficacité, mais pas d’originalité.

Petit bémol sur le format, je suis étonné par le choix de couverture. Quand on regarde la tranche du livre (pour les non-initiés, il s’agit de la partie où l’on voit les pages quand le livre est fermé), on peut apercevoir deux gros morceaux de carton. Un peu… bizarre.

À noter, pour les amateurs de sport en général, qu’il existe une version Rugby de cet ouvrage.

Bad Boys

19€90
7.3

Intérêt football

7.0/10

Style

7.0/10

Accessibilité

8.0/10

Pour

  • On aime tous les bad boys

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